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N. Merlette - Yoga et santé

Publié le par DC

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Nous parlons peu de santé dans notre pratique du Yoga de l’Energie sans méconnaître, pour autant, les effets du travail corporel, du travail respiratoire, de la détente, et de la concentration sur celle-ci.

Et si de nombreux élèves abordent ou découvrent le yoga, à la faveur d’un problème de santé, ou à la suite d’un accident, qui permet un instant de s’intéresser à celle-ci, elle n’est pourtant pas un but dans notre pratique. Bien sûr une séance de yoga nous ré harmonise sur tous les plans, active l’intérieur, l’extérieur, le haut, le bas.

Bien sûr le corps s’étire, sur l’avant, sur l’arrière, latéralement et en torsion.

On tonifie le corps entier, on renforce, on stimule, on relâche pour chasser les tensions inutiles, éliminer des blocages ou des mauvaises habitudes engluées dans ce corps.

Bien sûr le corps est précieux, on s’en occupe, on en prend soin, on fait le mieux possible.

Bien sûr on peut également dans notre pratique s’essayer à :

- la tolérance,

- l’authenticité,

- l’honnêteté,

- la modération,

- la légèreté

Mais de quoi s’agit-il encore ?

D’être plus attentif, d’être plus conscient, en Soi et autour de Soi ?

De quoi s’agit-il encore ? De se voir tel que l’on est ?

De mettre un peu plus d’esprit dans le corps ?

On ne peut venir sur un tapis de yoga obsédé par la santé (même si celle-ci est à retrouver).

On ne peut venir sur un tapis de yoga obsédé par le corps (même si celui-ci est très beau, ou très raide, ou très agité, ou douloureux, ou malhabile).

On habite son corps gentiment, on place l’esprit au-dessus comme sur une montagne.

On calme le corps, on calme le souffle, on calme les pensées.

Toute la technique du Yoga de l’Energie vous aidera à cela.

Et la Santé vous sera donnée par surcroît.

 

Nadine Merlette
Extrait de la revue Yoga Energie - Jan. / Mar. 1998

 

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R. Chaloin - Conscience-Energie ... dans les postures en rotation

Publié le par DC

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ASPECT PHYSIQUE
C'est essentiellement au niveau de la colonne vertébrale que s'effectuent les torsions, telles qu'on les entend dans la pratique courante. On assiste à des rotations suivant des angles variables, intéressant différents segments de la colonne vertébrale. De ce fait, une attitude consciente est exigée, afin de localiser les lieux où s'appliquent les forces de torsion, en vue d'éviter toute maladresse. En effet, l'absence de contrôle entraîne des contraintes insupportables et même dommageables pour certains segments vertébraux. Sont particulièrement visées les deux zones cervico-dorsale et dorso-lombaire. De plus, pour satisfaire aux exigences de la mécanique appliquée à l'anatomie, toute tentative de rotation du tronc doit s'accompagner d'un redressement de la colonne. Effectuer la torsion d'un matériau en arc de cercle revient à accentuer sa courbure. La colonne vertébrale, tissu vivant, obéit à cette loi. En outre, le bassin reste particulièrement impliqué dans toute posture de torsion comme base d'appui dans les départs assis et, dans la plupart des cas, comme point fixe à partir duquel s'organise la rotation du rachis. Une pratique convenable devrait prendre en compte une préparation libérant les tensions localisées dans cette région. Espace entre bassin et thorax : la taille, partie molle, si l'on n'y prend garde, tend à se tasser sur elle-même. Elle doit donc faire l'objet d'une attention particulière lors de la prise de posture, afin de conserver un positionnement correct au niveau lombaire. Cette région joue en effet un rôle énergétique important, comme nous le verrons plus loin.
ASPECT ENERGETIQUE
Tout changement d'attitude par rapport à la symétrie modifie les échanges énergétiques à l'intérieur du corps. La dissymétrie d'une posture favorise une ouverture ou bien une fermeture de chaque hémithorax, influençant ainsi la polarité respiratoire au niveau des narines, et modifie également la circulation dite "méridienne". Si ces phénomènes passent inaperçus dans la vie courante, la pratique du yoga mobilise l'attention particulièrement au niveau des narines, suivant le principe universel "qui place la circulation d'Energie sous le contrôle de l'activité consciente". En ce qui concerne le mode respiratoire dans la posture, deux attitudes différentes peuvent être envisagées :
- l'attitude réceptive : dans une attitude de "témoin", on s'efforce d'observer l'incidence de la posture ou de l'exercice effectué sur le passage du souffle dans les narines, ceci sans chercher à modifier le résultat. La polarité constatée résulte alors de la posture elle-même... et de notre état de réceptivité.
- l'attitude directive : dans ce cas, nous mettons en jeu notre qualité d'attention pour entretenir une polarité respiratoire qui, à son tour, devrait favoriser l'attitude posturale. Il est possible, suivant le type de posture et le degré d'entraînement, de pratiquer la respiration alternée par le seul déplacement de la conscience d'une narine à l'autre, ou bien une respiration polarisée unidirectionnelle.
En outre, suivant les canons de l'énergétique orientale, la respiration ainsi modifiée est un épiphénomène de la circulation d'Energie, telle qu'elle est modifiée par la posture. Cette circulation sera favorisée par l'action du regard intérieur se déplaçant sur ces trajets, en liaison avec le contrôle du souffle, réalisant, suivant le cas, une tonification ou une détente neuro-musculaire. L'importance de la conscience au niveau de la taille, qui contribue à conserver une attitude correcte, trouve également son écho sur le plan énergétique. En effet, la taille est enserrée par le vaisseau ceinture dai mai. Ce vaisseau encercle tous les méridiens comme "l'attache d'un fagot", avec l'incidence sur les énergies d'organes : rein, vésicule biliaire et estomac. "Elle influence le dynamisme du diaphragme lié à l'ajustement entre énergie et sang", selon le Docteur Yves Réquena. D'autre part, pour la tradition indienne, la torsion va impliquer les deux nâdî, idâ et pingalâ, s'enroulant autour de la colonne vertébrale - du périnée jusqu'au sommet du crâne pour ressortir par chaque narine. Ces deux nâdî, de polarité opposée : idâ symboliquement lunaire et pingalâ solaire, véhiculent les courants d'énergie vitale. Enfin, quelle que soit la référence théorique sur laquelle se base notre pratique, nous devons garder à l'esprit que le corps physique est le lieu de la transformation de l'être sur le chemin de l'évolution et la respiration consciente, son moteur. Suivant ce point de vue, toute pratique sincère et persévérante portera ses fruits.

Rémy Chaloin
Revue Française de Yoga - Juillet 1993

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J. Winkel - Sur l'enracinement

Publié le par DC

Si la tête en haut récapitule tout le corps, en bas, les pieds le récapitulent aussi et portent son devenir en puissance ... Partant des pieds, l'homme vivant doit croître, comme un arbre, et atteindre la tête où se multiplieront ses fruits

Annick de Souzenelle

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Notre corps est comme un arbre. Par nos pieds et nos jambes nous nous enracinons dans le sol. La colonne en est le tronc, avec le bassin comme souche. Nos bras sont les branches et nos mains les feuilles, la tête étant au sommet.
Par les pieds, les jambes, le bassin, nous plongeons dans la vie qui est d'abord physique et inconsciente. Par les plantes de pied nous nous enracinons dans le sol, nous nous abandonnons à la vie qui monte en nous.
Par le bas nous tirons la vie du sol. Par le dessus, nous recevons le soleil, l’air et le vent.
C'est avec les muscles des jambes et des fesses que nous devons marcher, monter, nous asseoir, nous lever. Ces muscles sont enracinés dans ceux de l'abdomen qui est le centre de force et d’équilibre, le centre moteur principal du corps. C'est notre sphère de base, le centre vital où tout germe. Non seulement l'enfant chez la femme, mais également la vie physique, psychique et spirituelle de l'homme.
Une belle attitude humaine consiste à se planter solidement dans son bassin et à porter son buste. Installé fermement dans son bassin, on en retire son buste que l'on porte pour s'affirmer.
Le buste, notre seconde sphère, est orienté vers l'action et l'affirmation de soi. Alors que la sphère du bassin nous récupère en nous, celle de la poitrine nous oriente vers l'extérieur.
C'est dans la troisième sphère, celle de la tête, que l'homme d'aujourd'hui s'est réfugié. Cette sphère est la plus complexe, elle est le sommet de l'évolution humaine. D'ailleurs, plus que son buste encore, normalement, on porte sa tête.
Etre dans son bassin, c'est être dans son assiette. Ne dit-on pas du vrai cavalier qu'il est "dans son assiette" lorsqu'il fait correspondre son centre de gravité avec sa monture ?
L'assiette est la posture du hara. C'est celle que forme le corps lorsque le rapport exact est observé entre cette coupe et l'axe de la colonne vertébrale. Cela implique que l'homme debout tient ses pieds parallèles l'un à l'autre et séparés l'un de l'autre de la longueur d'un pied environ. Ses genoux non raidis, sont prêts à la flexion, prêts à jouer avec les chevilles et les hanches pour que l'équilibre mouvant soit toujours assuré. Stable dans le mouvement ; dansant sur ses racines, l'homme dans son hara est centré en lui-même. Son buste n'est ni penché en avant, ni cambré en arrière, mais ancré avec exactitude dans le hara de telle sorte que le ventre soit toujours libéré. La tête, bien dégagée des épaules, qui elles lâchent prise et tombent, la colonne cervicale se déroule dans la lumière et prolonge au mieux la colonne vertébrale, obligeant le menton à un léger retrait.
L'homme ainsi posé devient le trait d'union, l'arbre bien enraciné entre terre et ciel.

Johanna Winkel
Extrait de la revue Yoga Energie Janvier - Mars 1992

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